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EDIMBOURG : ville la plus hantée d’Europe? (Partie IV)

La voûte du pont du sud

Pour ce dernier article de notre enquête sur la capitale écossaise, nous vous proposons un tour des voûtes hantées d’Edimbourg au sein du mythique South Bridge…

L’histoire

Le pont du sud (South Bridge) fût créé en 1788. L’essor démographique oblige Edimbourg à s’étendre et afin de relier Old town (l’ancienne ville) et New Town (la nouvelle ville) un pont comportant 19 arches apparaîtra. Ce dernier a été financé par une vieille femme, souhaitant en contrepartie être la première à le traverser. Hélas cette dame mourra avant la fin de la construction. Comme prévu, elle passera le pont… mais dans son cercueil. C’est ainsi que les édimbourgeois considèreront cette traversée comme un mauvais présage.

Cet événement ne découragera pas les commerçants qui installeront leurs boutiques sur le pont. Les voûtes deviendront alors des ateliers et lieux de stockage. Malheureusement, les arches n’étant pas étanches, l’eau s’infiltre et rend les pièces des voûtes très humides. Cet aléa dissuadera plusieurs ouvriers et commerçants qui quitteront les lieux mais cela sera sans compter sur les bandits. En effet, les voûtes ne sont pas uniquement des “arrières boutiques”. Comme mentionné dans notre précédent article, elles sont également utilisées par des mercenaires, des voleurs de corps, des criminels, des sorcières, des prostituées, des immigrés, des charlatans, des pauvres… Le lieu est à la disposition de tous, si tant est que vous soyez marginal.

C’est une ville parallèle, sombre, mystérieuse qui se développe dans les arches du pont. Ici, on vend des marchandises, on entrepose des corps volés, on boit au pub clandestin, on se prostitue, on y habite, on recrute des criminels, on pactise. Tout cela dans un endroit humide, puant, sans ouvertures, sans lumières où les conditions de vie et d’hygiène sont exécrables.

Les autorités découvrant progressivement ce qui se déroulait au sein des voûtes, c’est à partir du 19ème siècle qu’elles seront progressivement abandonnées, fermées et remplies de gravats avant d’être redécouvertes dans les années 1980. Des visites historiques des arches se développent pour les touristes. Nombreux sont les visiteurs à avoir vu des esprits et ressenti des présences. Les témoignages sont tels que la BBC effectuera une enquête en 2009. Les récits des témoins sont toujours cohérents et parmi les entités les plus perçues nous pouvons citer “le cordonnier” passionné par les chaussures blanches des touristes (à l’époque, avec toute la boue, impossible de porter des chaussures claires), un petit garçon prenant parfois la main des visiteurs et notre célèbre “The watcher” (on vous en avait parlé dans notre partie III).

Analyse

Avec une telle histoire, doutez-vous bien que nous n’avons pas pu résister à l’envie de visiter une de ces arches. Une interdiction en 2015 sur l’accès aux voûtes rend les entrées inaccessibles au grand public. Nous avons donc choisi de faire une visite guidée des voûtes hantées d’Edimbourg avec Mercattour et nous n’avons pas regretté.

Une fois à l’intérieur de l’arche, nous sommes plongés dans l’ambiance. La voûte est labyrinthique et éclairée à l’aide de bougies. L’air, malgré les quelques aménagements d’étanchéité, reste humide et plus chaud qu’à l’extérieur. Nous passons de pièces en pièces et écoutons notre guide qui nous narre avec perfection l’histoire de celles-ci. Pendant toute la visite, rien ne nous parait étrange. Il n’y aura que dans la dernière pièce. Celle où le fameux “The watcher” a été vu à de nombreuses reprises que nous avons ressenti un étrange sentiment. Les coins de la pièce attiraient notre regard, comme si nous étions instinctivement sur nos gardes.

Etant donné que nous savions que c’était à cet endroit précis que le Watcher était présent et que le guide prenait un malin plaisir à nous mettre dans l’ambiance, nous avons remis la faute sur l’influençabilité de notre cerveau et avons rangé l’affaire dans “explicable psychologiquement”. Nous avons terminé la visite avec un petit verre offert et sommes partis une fois de plus déçus de n’avoir rien constaté de paranormal. Ah… que nous étions naïfs!

Alors fantômes ou pas fantômes ?

Dans la première pièce, le guide nous avait demandé de nous taire et d’ouvrir l’oreille. Il nous fit constater qu’absolument aucun bruit de l’extérieur ne pouvait nous parvenir tandis que les voitures et bus passaient juste au dessus de notre tête. Néanmoins, pendant ce moment de silence absolu j’entendis deux bruits, comme si quelque chose se traînait dans les murs de la voûte. Je pensai alors qu’effectivement, les bus passant juste au dessus de notre tête, les bruits de passages étaient quand même audibles bien que très légers. Puis, croyant que tout le monde avait entendu, je n’y prêtai pas plus attention. Toujours dans la même pièce, j’entendis un cri féminin éloigné assez puissant. Une fois de plus, les guides s’amusant à parfois nous faire peur, je pensai à ce moment qu’il s’agissait d’une autre visite avec un autre groupe un peu plus loin dans la voûte.

En discutant de la visite sur la route du retour, je m’amusais des bruits d’ambiance du tour. C’est alors qu’Amvare pourtant très concentré sur son environnement pendant toute la visite, m’affirma avec stupeur n’avoir strictement rien entendu. Le guide confirma également pendant la visite que nous étions seuls et qu’aucun membre du personnel n’était présent dans le circuit des voûtes. D’où provenaient ces sons ? Ai-je halluciné ? Suis-je réellement la seule à les avoir entendus ? Le sentiment d’oppression dans la dernière pièce était-il réellement issu de notre cerveau ? Ces bruits qui me paraissaient si anodins et normaux ont alors finalement pris une ampleur mystérieuse, inexplicable et paranormale.

Les voûtes hantées d’Edimbourg sont bien cachées sous cette artère commerçante

Pour lire ou relire les autres parties c’est ici !

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Published By:

Author: Epona

Amatrice de paranormal et d'urbex, j'apprécie mettre en lien ces deux domaines, chaque lieu ayant une énergie, une histoire et une âme. Après une licence en psychologie, je me suis intéressée à la relation entre le paranormal et l'esprit humain. Le ressenti étant pour moi un sens fondamental dans le paranormal, je suis intimement persuadée que tout peut être expliqué sans pour autant être réfuté.

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