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Les photos post-mortem

Rien de paranormal, rien de mystérieux, mais le sujet que nous souhaitons aborder est suffisamment sordide et sombre pour en faire un article. Vous l’aurez deviné (ou plutôt, vous avez vu le titre…), aujourd’hui nous allons parler des photos post-mortem (photographier des morts, pour ceux qui n’auraient pas fait latin).

Les photos post-mortem? Késako ?

Nous n’allons pas vous faire un long discours ennuyeux sur l’histoire de la photographie. Mais il est nécessaire de remettre les choses dans leurs contextes.

C’est grâce à un petit monsieur, Nicéphore Niépce, que la photographie prend son essor en 1837. Son miraculeux procédé permet de démocratiser la photo. Auparavant, pour avoir un portrait, il fallait appeler un peintre et payer cher, très cher. Donc autant dire que ce n’était pas à la portée de tous.

La photographie post-mortem fait alors son apparition. Elle se développe dans un premier temps en Angleterre, avant d’arriver aux Etats-Unis et de s’étendre dans toute l’Europe. L’engouement est tel qu’il faudra souvent plusieurs jours pour récupérer les photographies.

Les photos post-mortem signent leur arrêt de mort (sans vilain jeu de mot) au cours du XXème siècle. En cause ? L’apparition des pellicules permettant au grand public de se prendre en photo dans le cercle familial et les lois destinées à protéger la vie privée, dont celle des morts.

Prendre en photo un mort, c’est glauque non ?

Il faut savoir que le rapport à la mort au XIXème siècle était bien différent du notre. Les maladies ôtaient la vie à énormément de personnes (dont des enfants) et laissaient de nombreuses familles endeuillées. Et qui dit période lugubre, dit traditions lugubres.

Certains morts étaient parfois placés en vitrine de la morgue (oui, oui, vous avez bien lu, en vitrine!). Ce procédé permettait aux habitants d’identifier un cadavre. En effet, les corps disposés les uns à côté des autres, baignant dans des solutions de conservation, devaient être ceux d’inconnus. Donc en allant acheter votre pain, vous pouviez très bien passer devant la vitrine de la morgue avec votre enfant et tenter de reconnaitre le corps de votre voisin écrabouillé par un train.

En sachant cela, l’idée de photos post-mortem parait immédiatement moins glauque. Les familles photographiaient leurs défunts, car il s’agissait pour beaucoup, du seul souvenir qu’il resterait d’eux. Une sorte d’hommage aidant au deuil.

https://www.pariszigzag.fr/

Comment procédaient-ils ?

Un mort ne doit pas être difficile à photographier… Et bien détrompez-vous! Les photographes mettaient en place de nombreuses techniques.

Les familles aiment que leurs défunts semblent… vivants, histoire d’avoir un souvenir plus “jovial”. Les photographes mettaient alors le mort dans plusieurs positions : debout ou assis. Sauf que malgré l’avancée de la photographie, le temps de pose était en général de 30 minutes et malheur à vous si vous bougiez d’un centimètre! Impossible donc pour la famille de tenir le mort debout pendant une demie heure. Il a donc fallut ruser !

Des perches à pieds en bois placées derrière le défunt permettaient de le maintenir droit et debout. Pour la position assise, on plaçait simplement le corps sur une chaise. La bouche était généralement cousue pour la maintenir fermée et des petits crochets étaient insérés dans les yeux pour les garder ouverts. Ainsi, la famille pouvait poser aux cotés du défunt sans trop d’efforts. Les enfants quant à eux étaient généralement tenus en bras ou photographiés dans un lit afin de donner l’impression de dormir en toute insouciance.

Néanmoins, un cadavre reste un cadavre. La peau est blanche et l’oeil devient gris et opaque. Mais pas de panique ! Même si Photoshop n’existait pas encore, les photographes savaient déjà retoucher des clichés. Sur un teint blafard, on venait déposait un coup de crayon rosé pour donner un teint plus vivant au défunt. Les yeux quant à eux étaient coloriés de noir pour recréer la pupille.

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Sources internet (si vous souhaitez en savoir encore plus sur le sujet) : https://mieuxvautartquejamais.com/2019/10/31/photographier-la-mort/ : un article complet et très bien fait / https://www.pfvauclusiennes.fr/milieu-funeraire/la-photographie-post-mortem/

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Author: Epona

Amatrice de paranormal et d'urbex, j'apprécie mettre en lien ces deux domaines, chaque lieu ayant une énergie, une histoire et une âme. Après une licence en psychologie, je me suis intéressée à la relation entre le paranormal et l'esprit humain. Le ressenti étant pour moi un sens fondamental dans le paranormal, je suis intimement persuadée que tout peut être expliqué sans pour autant être réfuté.

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