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EDIMBOURG : ville la plus hantée d’Europe? (Partie II)

Le château d’Edimbourg

Le château dominant le parc de Princes Street

L’histoire

Il nous est impossible de savoir de quand date le château hanté d’Edimbourg. Bien qu’il semblerait que le site abrite des peuples depuis toujours. Les plus anciennes traces humaines retrouvées datant de l’age de bronze on peut légitimement penser que l’emplacement du château était occupé antérieurement.

L’histoire connue de l’édifice débute au moyen âge lors de tensions entre l’Ecosse et l’Angleterre. Ces derniers tentant de prendre le contrôle sur les écossais durant le moyen âge. Le château fut au coeur de conflit meurtrier et changea de mains à maintes reprises. Les années passant, le peuple écossais finit par s’imposer et garder le contrôle des lieux. Cependant la fonction militaire du bâtiment, qui perdure toujours de nos jours, donna lieu à beaucoup de souffrance pour les soldats de l’armée napoléonienne au début du XIX siècle. A l’heure actuelle, les traces de leurs passages sont toujours visibles dans les anciennes geôles du château.

Une histoire aussi lourde éveilla notre curiosité, peut-être aurions nous une chance de saisir une brève manifestation des esprits de ceux qui avaient souffert en ce lieu. Sans compter la légende évoquant le fantôme d’un homme décapité jouant du tambour; n’apparaissant qu’à l’occasion de grands malheurs frappant la cité. Nous prîmes ensuite connaissance de l’histoire des abords immédiats du château. En effet, l’édifice se borde de trois falaises sur les cotés Est, Ouest et Sud. Au Nord, le plus important, un lac s’étendait jusqu’au XIX siècle.

Appelé Nor Loch, l’étendue d’eau fut un moyen de défense mais également un lieu de suicide, de contrebande et de punition. Ainsi on nous rapporte l’histoire d’un certain George Sinclair, condamné pour inceste avec l’une de ses soeurs. Ils furent jetés dans des coffres percés et jetés dans le lac afin d’y finir noyés. Aujourd’hui le charmant parc de Princes Street se dresse sur l’ancien emplacement du Loch. Les innombrables cadavres des siècles passés ayant fertilisé le sol pour les générations futures. Et afin de vraiment ériger un autel à l’horreur de ce lieu, le lac servait de réserve d’eau potable aux habitants d’Edimbourg; qui pouvaient ainsi se délecter d’infusion de cadavres.

Analyse

Nous sommes allés visiter le château à l’heure du déjeuner dans l’espoir d’avoir le moins de visiteurs et le plus de fantômes possible. L’esplanade devant l’entrée nous offre une vue à 360° sur la ville en contrebas. Après avoir pris nos tickets d’entrée, nous pénétrons, plein d’espoir, dans l’enceinte de la forteresse. Accueillis par une rangée de canon, nous décidons de commencer notre inspection par le cimetière canin. En effet, le château a la particularité de posséder un lieu de sépulture dédié aux chiens les plus valeureux et méritants de l’armée écossaise. Malheureusement, aucun accès ne nous permettra de nous approcher des tombes érodées. Continuant notre visite, nous allons dans la chapelle, les geôles, puis la salle d’arme. Et bâtiment après bâtiment nous sentons une atmosphère particulière se dégager des pierres plusieurs fois centenaires… Cette atmosphère est celle du tourisme et du commerce.

Alors fantôme ? Pas fantôme ?

Aucune présence, aucune sensation, aucune ombre. Nous comprenons que si cet endroit avait pu être hanté, il ne l’était désormais plus. L’exagération de la réputation du site est évidente, peut être créée à des fins d’attraits touristiques. Que dire de plus sur ce lieu, après une demi douzaine d’heures passées à arpenter ses pavés ? Rien de spécial ne s’est produit. Bien évidemment nous ne nous attendions pas à des phénomènes dignes du cinéma hollywoodien mais ne serait ce qu’un ressenti, un son ou même un pet de fantôme. Le détecteur K2 ne servant à rien dans ce genre de lieu, en effet trop d’éléments se trouvant sur place pouvaient parasiter l’appareil, seul notre détecteur interne, notre instinct étant à notre disposition.

Bien évidemment, notre expérience ne peut pas servir de preuve à une absence de hantise. Basés uniquement sur le ressenti nous ne pouvons qu’être confronté aux limites de l’investigation paranormale. Rien ne peut nous permettre de prouver ou de réfuter la présence ou non d’entités. Cependant, de notre point de vue, le château “hanté” d’Edimbourg est un beau bâtiment à l’interêt historique certain. Mais en aucun cas nous ne pouvons dire que ce lieu est en proie à un phénomène de hantise.

Partie I : ici / Partie III : ici

Le château hanté d’Edimbourg
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Author: Amvare

Passionné de paranormal depuis toujours et ayant découvert l'Urbex à l'armée. Je suis sans cesse à la recherche de nouveaux spots, de nouvelles photos. Un jour un ami nous a demandé pourquoi ne pas faire un site plutôt que de garder toutes ces photos perdues dans mon telephone. Ni une ni deux, surnaturbex était né. Avec pour seul ligne de conduite de partager nos passions de l'urbex et du paranormal avec vous.

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